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Mobilité

Vente de Tesla en Europe : pourquoi ça chute (et pourquoi ce n’est pas une mauvaise nouvelle)

3 avr. 2026

NewsroomVente de Tesla en Europe : pourquoi ça chute (et pourquoi ce n’est pas une mauvaise nouvelle)

Vente de Tesla en Europe : ce que signifient ces chiffres

83 immatriculations. C’est le chiffre choc de ce début 2026. En janvier, Tesla n’a mis que 83 voitures à la route en Norvège, un pays où la marque d’Elon Musk dominait le marché depuis des années. Une chute de 88 % sur un an. En France, même scénario : 661 immatriculations en janvier, soit une baisse de 42 %. Ces résultats viennent ponctuer une année 2025 déjà très difficile, avec un recul de 28 % des ventes sur l’ensemble du Vieux Continent. Alors, Tesla est-il en train de s’effondrer ? Et surtout, est-ce que cela veut dire que la voiture électrique est en crise ? Réponse courte : non. Le marché électrique européen n’a jamais été aussi dynamique. C’est Tesla, et Tesla seul, qui recule.

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Le bilan 2025 et début 2026 : les données pays par pays

Au niveau mondial, Tesla a livré 1 636 129 véhicules en 2025, en recul de 8,6 % par rapport à 2024. C’est la deuxième année consécutive de baisse. BYD l’a dépassé pour devenir le premier constructeur mondial de voitures électriques, avec plus de 2,2 millions d’exemplaires. En Europe, la part de marché de Tesla est tombée à 1,7 % contre 2,4 % en 2024 (données ACEA/Reuters).

Pays

Bilan année 2025

Janvier 2026

Exemplaires jan. 2026

Norvège

+35 % (effet achats anticipés)

-88 %

83 unités

France

-37 % sur l’année

-42 %

661 unités

Suède

-70 % sur l’année

+26 %

512 unités

Belgique

-53 % sur l’année

-31 %

693 unités

Pays-Bas

n.c.

-67 %

307 unités

Espagne

-4 % sur l’année

+70 %

456 unités

Italie

n.c.

+75 %

713 unités

Sources : Reuters, ACEA, Boursorama, PFA (France), OFV (Norvège), Mobility Sweden, Rouleur Électrique. Février 2026.

Précision importante sur la Norvège : le marché automobile norvégien dans son ensemble a chuté de 76 % en janvier 2026, suite à la suppression des exonérations de TVA pour les voitures électriques. Tesla n’est pas la seule marque touchée, mais le recul de 88 % montre que la marque subit un effet amplifié.

Sur janvier-février 2026, Tesla totalise 25 451 immatriculations en Europe (15 marchés), soit quasiment le même chiffre qu’en 2025 (25 474). La marque stagne au niveau de son pire début d’année.

Pourquoi Tesla recule : trois raisons qui se cumulent

1. Une gamme qui ne se renouvelle pas assez vite. Tesla ne propose que quatre modèles en Europe (Model 3, Model Y, Model S, Model X). Le Marché européen en compte désormais plus de 150, avec 50 nouveaux lancements attendus en 2026. Le restylage Highland de la Model 3 et le Juniper du Model Y ont apporté des améliorations, mais pas le nouveau modèle compact et abordable que les acheteurs européens attendent. Aucun lancement majeur n’est prévu pour 2026.

2. L’image d’Elon Musk. C’est le sujet que personne ne peut éviter. Le rôle politique d’Elon Musk au sein de l’administration Trump, ses prises de position vis-à-vis de mouvements d’extrême droite européens et les polémiques récurrentes (accusations de geste controversé, soutien à l’AfD) ont dégradé le profil de la marque en Europe. Or, les acheteurs européens de voitures électriques sont souvent sensibles à la dimension symbolique de leur achat. Quand le patron d’une marque automobile devient un sujet de débat politique à chaque repas de famille, les résultats commerciaux s’en ressentent.

3. Le réveil de la concurrence. Volkswagen est redevenu leader du marché électrique européen. BYD a bondi de 272 % en septembre 2025 et dépassé Tesla en octobre. La Renault 5 E-Tech a cumulé plus de 15 000 immatriculations en France au premier semestre 2025, loin devant le Model Y. Les constructeurs européens et chinois proposent des modèles plus récents, mieux adaptés en termes de prix et éligibles aux aides à l’achat, contrairement aux Tesla produites à Shanghai. L’annonce de l’ouverture de l’usine BYD en Hongrie (800 000 véhicules/an) va encore intensifier cette pression.

La chute de Tesla n’est pas la chute de l’électrique : c’est même l’inverse

Et c’est là que les chiffres racontent une toute autre histoire. Pendant que Tesla reculait de 17 % en janvier 2026, le marché européen des voitures électriques progressait de 13,9 %. Pas moins de 189 062 véhicules électriques ont été immatriculés en Europe en janvier 2026, contre 165 930 un an plus tôt. La part de marché des véhicules électriques dans l’UE atteint désormais 19,3 %, contre 14,9 % en janvier 2025.

Si l’on retire Tesla de l’équation, la croissance du marché électrique est encore plus impressionnante : +15,9 % en un an, avec 180 987 unités. La France affiche une hausse de 52 % des immatriculations de voitures électriques, l’Allemagne +24 %, le Danemark +53 %.

Concrètement, qu’est-ce que ça signifie pour les conducteurs ? Que le marché de la voiture électrique arrive à maturité. La fin du quasi-monopole de Tesla est une excellente nouvelle : plus de modèles, plus de concurrence, des prix en baisse et des constructeurs obligés d’innover pour séduire. Que vous rouliez en Tesla, en Renault, en BYD ou en Volkswagen, vous bénéficiez d’un écosystème de recharge de plus en plus dense et fiable, avec des réseaux comme Electra qui proposent des stations de recharge rapide jusqu’à 400 kW, compatibles avec toutes les marques et tous les modèles.

Et pour la suite ? Ce qu’on peut attendre en 2026

Pour Tesla, les plans restent flous. Elon Musk mise sur le Cybercab (robotaxi), mais le débouché commercial en Europe est très incertain. Le Model Y 6 places, lancé en Chine, pourrait arriver sur le Vieux Continent courant 2026. La stratégie de prix agressive (Model 3 Standard dès 33 090 € avec remise) vise à stabiliser les résultats, mais ne suffira pas à inverser la tendance sans nouveau modèle.

Côté marché électrique au global, les perspectives sont bien plus positives. Les actualités des constructeurs se multiplient : Renault avec la Twingo E-Tech et le Scénic restylé, BYD qui double son réseau européen, Volkswagen qui enrichit la gamme ID., et les constructeurs chinois (GAC Aion, Xpeng, Leapmotor) qui préparent leur arrivée. En clair : le choix pour les conducteurs n’a jamais été aussi large, et l’infrastructure de recharge suit le rythme.

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Questions fréquentes sur les ventes de Tesla en Europe

Pourquoi seulement 83 immatriculations Tesla en Norvège en janvier 2026 ?

Le marché automobile norvégien a globalement chuté de 76 % en janvier 2026, suite à la suppression des exonérations de TVA. Tesla, qui dominait ce marché, a subi un recul amplifié (−88 %). Les achats anticipés massifs de fin 2025 (avant la fin des aides) ont vidé le bassin de clients potentiels.

La chute des ventes Tesla doit-elle inquiéter les propriétaires actuels ?

Non. Les mises à jour logicielles, le réseau de Superchargeurs et l’écosystème Tesla continuent de fonctionner indépendamment des chiffres de ventes. Votre voiture ne perdra pas en fonctionnalités. En revanche, la décote sur le marché de l’occasion peut s’accélérer, ce qui crée des opportunités pour les acheteurs de Tesla d’occasion.

Le recul de Tesla est-il lié aux polémiques autour d’Elon Musk ?

En partie, oui. La majorité des analystes automobile (Auto Infos, Automobile Propre, L’argus) citent l’impact de l’image politique d’Elon Musk comme un facteur significatif, en plus de la gamme vieillissante et de la concurrence renforcée. Les ventes de Tesla ont chuté bien plus fortement que le marché électrique dans son ensemble, ce qui suggère un problème spécifique à la marque.

Le marché de la voiture électrique est-il en crise ?

Absolument pas. Le marché européen des voitures électriques a progressé de 13,9 % en janvier 2026, avec près de 190 000 immatriculations. La part de marché des véhicules électriques atteint 19,3 % dans l’UE. La chute de Tesla est la conséquence de la maturation du marché, pas d’un déclin de l’électrique. Plus de choix, plus de concurrence, de meilleurs prix : c’est une bonne nouvelle pour les conducteurs.

Ce qu’il faut retenir

Les ventes de Tesla en Europe traversent un passage à vide historique : −28 % en 2025, stagnation début 2026, et le choc des 83 immatriculations en Norvège en janvier. Les raisons sont claires : gamme insuffisamment renouvelée, image d’Elon Musk de plus en plus clivante, et concurrence qui n’a jamais été aussi forte (Volkswagen, BYD, Renault). Mais le marché électrique européen, lui, se porte mieux que jamais. Le temps où l’électrique se résumait à Tesla est révolu, et c’est tant mieux. Plus de modèles, plus de bornes rapides, plus de compétition : les conducteurs sont les grands gagnants de cette évolution.

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Rédigé par Nicolas, expert mobilité Electra

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