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Comment amortir une voiture électrique en entreprise : le guide fiscal 2025-2026

4 mars 2026

NewsroomComment amortir une voiture électrique en entreprise : le guide fiscal 2025-2026
Electric vehicles charging at a row of charging stations in an Electra parking lot, surrounded by trees under a clear blue sky.

Comment amortir une voiture électrique : le guide pour optimiser votre fiscalité d’entreprise

Vous gérez une flotte de véhicules professionnels et vous cherchez à réduire votre impôt sur les sociétés ? L’amortissement d’une voiture électrique est l’un des leviers fiscaux les plus puissants à votre disposition. En 2025-2026, le plafond de déduction atteint 30 000 € pour un véhicule électrique (contre 9 900 € pour un thermique polluant), la batterie peut être amortie séparément, et les véhicules utilitaires se déduisent à 100 % sans plafond. Voici, étape par étape, comment maximiser vos déductions et transformer l’acquisition d’un véhicule électrique en avantage comptable concret.

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Qui est concerné par l’amortissement d’un véhicule électrique

Cet article s’adresse exclusivement aux professionnels : entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu au régime réel (BIC/BNC), gestionnaires de flotte, experts-comptables et professions libérales. Les particuliers ne sont pas concernés par l’amortissement comptable (ils peuvent en revanche utiliser le barème kilométrique, majoré de 20 % pour les véhicules électriques).

Ce qu’il faut distinguer : véhicule de tourisme vs utilitaire

Avant tout calcul d’amortissement, il faut identifier la catégorie de votre véhicule. C’est le premier filtre de décision, et il change radicalement la donne fiscale.

Critère

Véhicule de tourisme (VP)

Véhicule utilitaire (VU)

Catégorie carte grise

M1 (transport de personnes)

N1 (transport de marchandises)

Plafond d’amortissement

30 000 € (électrique)

Aucun plafond (100 % déductible)

Récupération TVA sur achat

Non (sauf taxis, VTC, auto-écoles)

Oui (100 %)

Récupération TVA électricité

Oui (100 %)

Oui (100 %)

Taxe annuelle CO₂

Exonéré (100 % électrique)

Exonéré

Suramortissement

Non

20 % (PTAC 2,6-3,5 t)

Pour un gestionnaire de flotte, l’arbitrage est clair : un utilitaire électrique offre une déduction fiscale intégrale sans aucune limitation. C’est le scénario le plus favorable en matière de gestion comptable.

Étape 1 : comprendre les plafonds d’amortissement

L’amortissement d’un véhicule de tourisme est plafonné en fonction de son taux d’émission de CO₂. Ce plafond détermine la base amortissable maximale que votre entreprise peut déduire de son résultat imposable. Voici les montants en vigueur.

Taux d’émission CO₂ (WLTP)

Plafond amortissable

Type de véhicule

0 à 19 g/km

30 000 €

Électrique, hydrogène

20 à 49 g/km

20 300 €

Hybride rechargeable

50 à 160 g/km

18 300 €

Thermique peu polluant

> 160 g/km

9 900 €

Thermique polluant

Plafonds applicables aux véhicules acquis ou loués depuis le 1er janvier 2021. Les véhicules utilitaires ne sont pas soumis à ces plafonds.

L’écart est considérable : un véhicule électrique offre un plafond de déduction trois fois supérieur à celui d’un véhicule thermique polluant. Sur la durée d’amortissement de 5 ans, cette différence de 20 100 € de base amortissable représente une économie d’IS d’environ 5 000 € (au taux normal de 25 %).

Étape 2 : calculer l’amortissement de votre véhicule électrique

La méthode linéaire

L’amortissement d’un véhicule électrique suit la méthode linéaire : le coût d’acquisition est réparti uniformément sur la durée d’utilisation prévue. La durée standard est de 5 ans (taux annuel de 20 %), mais elle peut être ramenée à 4 ans (taux de 25 %) en cas d’usage intensif (kilométrage élevé, conditions difficiles).

Exemple concret : véhicule de tourisme électrique

Votre entreprise acquiert une voiture électrique à 45 000 € HT. Le plafond fiscal est de 30 000 €. L’amortissement comptable porte sur 45 000 € (valeur réelle), mais seuls 30 000 € sont fiscalement déductibles. La différence de 15 000 € constitue l’amortissement non déductible (AND), qui doit être réintégré au résultat fiscal.

Année

Amort. comptable

Amort. déductible

Réintégration (AND)

Économie IS (25 %)

Année 1

9 000 €

6 000 €

3 000 €

1 500 €

Année 2

9 000 €

6 000 €

3 000 €

1 500 €

Année 3

9 000 €

6 000 €

3 000 €

1 500 €

Année 4

9 000 €

6 000 €

3 000 €

1 500 €

Année 5

9 000 €

6 000 €

3 000 €

1 500 €

Total

45 000 €

30 000 €

15 000 €

7 500 €

Le même véhicule thermique à plus de 130 g de CO₂/km serait plafonné à 9 900 €, soit une déduction annuelle de seulement 1 980 € et une économie d’IS totale de 2 475 €. L’écart en faveur de l’électrique est de 5 025 € d’impôt économisé.

Exemple : véhicule utilitaire électrique

Votre entreprise acquiert un utilitaire électrique à 35 000 € HT. Aucun plafond ne s’applique. L’amortissement annuel est de 7 000 € sur 5 ans, intégralement déductible du résultat imposable. L’économie d’IS atteint 8 750 € sur la durée. Et si le PTAC dépasse 2,6 tonnes, un suramortissement de 20 % s’ajoute : soit 7 000 € de déduction supplémentaire (20 % × 35 000 €).

Étape 3 : amortir la batterie séparément (le levier méconnu)

C’est la niche fiscale que tout expert-comptable spécialisé connaît : si la batterie fait l’objet d’une facturation distincte lors de l’acquisition du véhicule, elle peut être inscrite séparément à l’actif et amortie en dehors du plafond applicable au véhicule de tourisme.

Comment ça fonctionne concrètement

Imaginons l’acquisition d’un véhicule électrique à 40 000 € HT, dont 12 000 € pour la batterie, clairement identifiés sur la facture. Le calcul de la déduction change radicalement. Le prix du véhicule hors batterie est de 28 000 €, inférieur au plafond de 30 000 € : il est donc intégralement déductible. La batterie de 12 000 € est amortie séparément, sans plafond. La base déductible totale atteint donc 40 000 €, contre 30 000 € sans facturation distincte de la batterie. Le gain fiscal supplémentaire est de 2 500 € d’IS sur 5 ans (10 000 € × 25 %).

Les conditions à respecter

Pour bénéficier de l’amortissement séparé de la batterie, la facture d’achat doit impérativement mentionner le montant de la batterie de manière distincte. Demandez systématiquement cette ventilation à votre concessionnaire lors de l’acquisition. La batterie doit ensuite être inscrite comme un équipement amortissable à part entière dans votre comptabilité. La durée d’amortissement de la batterie peut être identique à celle du véhicule (5 ans) ou plus longue (jusqu’à 8 ans) en fonction de sa durée de vie réelle.

Important : depuis 2023, la plupart des constructeurs intègrent la batterie au prix global. La facturation séparée reste possible sur demande pour certains modèles. En cas de remplacement de la batterie en cours de vie du véhicule, le coût est amortissable séparément dans tous les cas.

Étape 4 : cumuler les autres avantages fiscaux

L’amortissement n’est qu’une partie de l’équation. Les entreprises qui investissent dans des véhicules électriques bénéficient de plusieurs avantages fiscaux cumulatifs qui améliorent considérablement le coût total de possession.

Exonération de taxes annuelles

Les véhicules 100 % électriques sont totalement exonérés des deux taxes qui ont remplacé la TVS depuis 2023 : la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. Pour une flotte de 10 véhicules, cette exonération peut représenter plusieurs milliers d’euros par an. À compter du 1er juillet 2026, les véhicules électriques bénéficieront également d’un abattement de 600 kg sur la taxe au poids (malus masse).

Récupération de la TVA sur l’électricité de recharge

L’entreprise récupère 100 % de la TVA sur l’électricité utilisée pour recharger ses véhicules, que ce soit sur des bornes installées dans ses locaux ou sur des stations de recharge rapide Electra, à condition que la facture soit établie au nom de l’entreprise. En comparaison, la TVA sur le gazole n’est récupérable qu’à 80 % pour les VP et celle sur l’essence n’est récupérable qu’à 80 % également depuis 2022.

Avantage en nature réduit pour les salariés

Lorsqu’un véhicule électrique de fonction est mis à disposition d’un collaborateur pour un usage professionnel et personnel, l’avantage en nature bénéficie d’un abattement de 50 % (plafonné à 1 800 € par an), valable jusqu’au 31 décembre 2027. Si le véhicule dispose d’un éco-score délivré par l’ADEME, l’abattement monte à 70 % (plafonné à 4 582 €). La mise à disposition d’une borne de recharge par l’employeur ne constitue pas un avantage en nature additionnel. Pour le salarié, c’est un argument de rémunération attractive ; pour l’entreprise, c’est une optimisation du coût global de la rémunération.

Carte grise et malus

Les véhicules électriques étaient exonérés de la taxe régionale sur la carte grise jusqu’au 30 avril 2025. Depuis le 1er mai 2025, chaque région décide du maintien ou non de cette exonération. Quant au malus écologique, il ne s’applique tout simplement pas aux véhicules à zéro émission. Le malus au poids, dont le seuil sera abaissé à 1 500 kg en 2026, ne concerne pas non plus les véhicules 100 % électriques.

Étape 5 : le cas de la location (LOA et LLD)

Si vous ne souhaitez pas inscrire le véhicule à l’actif de votre entreprise, la location longue durée (LLD) ou la location avec option d’achat (LOA) permettent de déduire les loyers mensuels des charges d’exploitation. Le plafond de déductibilité s’applique de la même manière : pour un véhicule de tourisme électrique, la part du loyer correspondant à un prix d’acquisition supérieur à 30 000 € n’est pas déductible. Avec un abonnement Electra+ Boost à 9,99 €/mois, les frais de recharge en déplacement restent par ailleurs déductibles intégralement en charges d’exploitation.

Les frais liés au contrat (entretien, assurance incluse dans la mensualité) sont également déductibles dès lors qu’ils sont nécessaires à l’activité professionnelle.

Récapitulatif : la checklist de l’expert-comptable

Voici les actions à mener pour optimiser l’amortissement de votre flotte électrique.

Action

Impact fiscal

Vérifier la catégorie VP ou VU

Détermine le plafond (30 000 € ou illimité)

Demander la facturation batterie séparée

Augmente la base amortissable (hors plafond)

Choisir la durée d’amortissement (4 ou 5 ans)

4 ans = déduction plus rapide (taux de 25 %)

Facturer la recharge au nom de l’entreprise

Permet la récupération de 100 % de la TVA

Vérifier le PTAC pour le suramortissement VU

20 % de déduction supplémentaire (PTAC ≥ 2,6 t)

Calculer l’avantage en nature pour les salariés

Abattement 50 % (jusqu’à 1 800 €/an d’économie)

Vérifier l’exonération de taxes régionales

Variable selon la région depuis mai 2025

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Questions fréquentes sur l’amortissement d’un véhicule électrique

Quel est le montant amortissable d’un véhicule électrique en 2025-2026 ?

Le plafond de déduction fiscale est de 30 000 € pour les véhicules de tourisme émettant moins de 20 g de CO₂/km. Pour les véhicules utilitaires, il n’y a aucun plafond : 100 % du prix d’acquisition est déductible.

Quelle est la durée d’amortissement recommandée ?

La durée standard est de 5 ans (taux de 20 % par an). Elle peut être réduite à 4 ans en cas d’usage intensif. La batterie peut être amortie sur 5 à 8 ans si elle est inscrite séparément à l’actif.

Peut-on encore amortir la batterie séparément ?

Oui, à condition que la facture d’achat mentionne le prix de la batterie de manière distincte. Depuis 2023, la batterie est généralement intégrée au prix global, mais la facturation séparée reste possible sur demande. En cas de remplacement de la batterie en cours de vie du véhicule, le coût est toujours amortissable séparément.

L’amortissement est-il cumulable avec le barème kilométrique ?

Non. L’amortissement s’applique aux véhicules inscrits à l’actif de l’entreprise (frais réels). Le barème kilométrique est une alternative pour les professionnels qui utilisent leur véhicule personnel. Pour les véhicules électriques, le barème est majoré de 20 %. Votre expert-comptable peut déterminer la formule la plus avantageuse en fonction de votre kilométrage annuel et du prix d’achat du véhicule.

Quels sont les avantages fiscaux spécifiques à la recharge ?

La TVA sur l’électricité de recharge est récupérable à 100 % pour un usage professionnel, que la recharge ait lieu sur une borne d’entreprise ou sur une station de recharge rapide Electra. Les factures de recharge constituent des charges d’exploitation intégralement déductibles du résultat imposable. Les tarifs détaillés Electra permettent un suivi précis des coûts pour votre comptabilité.

Rédigé par Nicolas, expert mobilité Electra

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