Électrifier son parc de véhicules : la feuille de route 2026
28 août 2026
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Électrification de votre parc de véhicules : la feuille de route 2026
Si vous avez aujourd'hui un parc de véhicules belge sous votre responsabilité, comme gestionnaire de flotte ou fleet manager, le débat de principe est derrière vous. La question n'est plus de savoir si vous électrifiez, mais dans quel ordre, avec quel budget et surtout : où vos véhicules vont recharger. Ce dernier point arrive trop tard dans neuf dossiers sur dix, et c'est précisément là qu'un projet d'électrification se bloque, ou au contraire décolle. Vous trouverez ci-dessous la feuille de route, les règles belges applicables en 2026 et les chiffres pour estimer correctement votre coût aux 100 kilomètres.
Un avertissement d'emblée : une grande partie de ce que vous lisez en ligne sur le sujet vient des Pays-Bas et parle de bpm, de MRB et de zones zéro émission. Rien de tout cela ne s'applique en Belgique. Tout ce qui suit est belge, avec mention de la Région lorsque les règles diffèrent.
Que signifie concrètement l'électrification d'un parc de véhicules ?
Électrifier un parc de véhicules, c'est remplacer progressivement vos véhicules thermiques par des voitures zéro émission, en même temps que l'infrastructure de recharge et les règles internes qui rendent cet usage possible.
C'est donc autant un projet d'infrastructure et de RH qu'un projet d'achat.
Point important pour votre périmètre : la réforme fiscale de 2026 porte sur les voitures particulières, les voitures à double usage et les minibus. Les véritables camionnettes en sont exclues et restent déductibles à 100 %, y compris au diesel. Votre flotte de camionnettes suit donc un calendrier fiscal différent de celui de vos voitures de société, et cela change l'ordre de votre plan.
Pourquoi 2026 est l'année charnière pour les parcs de véhicules belges
L'horloge fiscale : seules les voitures zéro émission restent déductibles
Pour les véhicules émetteurs de CO2 achetés, pris en leasing ou loués à partir du 1er janvier 2026, la déduction à l'impôt des sociétés est ramenée à zéro. Les voitures zéro émission restent déductibles, mais selon un calendrier dégressif lié à l'année d'acquisition : 100 % jusqu'au 31 décembre 2026, 95 % en 2027, 90 % en 2028, 82,5 % en 2029, 75 % en 2030 et 67,5 % à partir de 2031.
Deux éléments déterminent votre planning. Le pourcentage obtenu reste acquis pour toute la durée d'utilisation ou toute la durée du contrat : ce n'est donc pas un taux qui glisse chaque année. Et c'est la date du bon de commande ou du contrat de leasing qui compte, pas la date de livraison. Une voiture commandée en décembre 2026 et livrée en 2028 reste déductible à 100 % pour toute sa vie.
Pour une flotte renouvelée sur trois ans, cela signifie très concrètement : chaque commande que vous anticipez cette année verrouille cinq points de pourcentage de déduction pour toute la durée du contrat. Les pourcentages et les conditions d'application figurent dans les circulaires du SPF Finances sur le verdissement fiscal de la mobilité.
L'obligation d'installation de bornes sur votre parking
Indépendamment de vos véhicules, des obligations s'appliquent depuis le 1er janvier 2025 aux parkings des bâtiments non résidentiels. Elles varient fortement d'une Région à l'autre, et c'est l'erreur la plus fréquente dans ce dossier.
Région | Bâtiment existant, plus de 20 emplacements de parking |
Bruxelles | 10 % des emplacements pour les parkings de bureaux, avec un minimum de 2 points de recharge, dès 10 emplacements |
Wallonie | Au moins 1 borne de recharge et une infrastructure de raccordement pour 1 emplacement sur 5 |
Les règles applicables aux constructions neuves et aux rénovations importantes sont plus élevées, et elles diffèrent là aussi selon la Région. En Flandre, c'est le VEKA (l'agence flamande de l'énergie et du climat) qui veille au respect des règles, avec des amendes de 2.000 € par point de recharge manquant. Le panorama complet par Région, avec les seuils pour les constructions neuves, se trouve dans notre dossier consacré au choix de la bonne solution de recharge pour votre parc de véhicules.
Deux points encore qu'il vaut mieux connaître. En Flandre, l'obligation tombe en cas de rénovation importante si les travaux liés à la recharge représentaient plus de 7 % du coût total de la rénovation, et la Wallonie prévoit une exonération pour les bâtiments détenus et occupés par des PME. Par ailleurs, la directive européenne EPBD révisée est encore en cours de transposition : la Commission européenne a ouvert en juillet 2026 une procédure d'infraction contre tous les États membres pour transposition incomplète. Les seuils peuvent donc encore bouger. Vérifiez l'état actuel auprès de votre administration régionale de l'énergie avant d'approuver un dossier d'investissement.
Ce que vos collaborateurs en attendent
Le troisième bloc n'est pas réglementaire, il relève de la rétention. Une voiture de société électrique coûte généralement moins cher à votre collaborateur en avantage de toute nature qu'un véhicule thermique comparable, parce que le pourcentage CO2 retombe au minimum légal de 4 %. Pour 2026, l'ATN minimum annuel s'élève à 1.690 €, soit environ 141 € par mois.
Mais cette même conversation vous amène aussi les premières résistances, et elles ne portent jamais sur la voiture : elles portent sur la recharge. Celui qui peut recharger à domicile est vite convaincu. Celui qui vit en appartement pose une seule question : et moi alors ? Mieux vaut avoir une réponse à cette question avant la première commande, pas après.
Et les inconvénients ?
Ils existent, et les taire n'aide personne. Le prix d'achat est plus élevé que celui d'un véhicule thermique équivalent, même si le calcul s'inverse en TCO. La valeur résiduelle est moins prévisible que celle d'un diesel, parce que le marché est jeune et la technologie évolue vite. L'autonomie recule en hiver, généralement de 15 à 25 % selon le modèle et le profil de conduite. Et les conducteurs sans emplacement privé attendent une solution que vous devez organiser vous-même.
Alors pourquoi électrifier malgré tout ? Parce que l'équation fiscale ne laisse plus le choix pour les nouveaux contrats, parce que le coût au kilomètre est plus bas, et parce que vous pilotez vous-même le poste énergie, ce qui n'a jamais été le cas avec le carburant.
En 6 étapes vers un parc de véhicules électrique
Étape 1. Cartographiez votre flotte actuelle et vos profils de roulage
Ne commencez pas par les voitures mais par les kilomètres. Pour chaque véhicule, vous avez besoin de quatre données : le kilométrage annuel, la distance journalière moyenne, l'endroit où le véhicule stationne la nuit, et la date de fin de contrat. Ces quatre colonnes déterminent à peu près tout ce qui suit, et elles vous donnent d'emblée les KPI avec lesquels vous piloterez le projet. Vous construisez cet inventaire sans projet télématique : les contrats de leasing, les cartes carburant et les relevés kilométriques du dernier entretien suffisent pour démarrer.
Étape 2. Déterminez quelles fonctions basculent en premier
Pas de big bang. Dans la plupart des flottes, une petite partie des véhicules génère l'essentiel des résistances : les gros rouleurs et les conducteurs sans possibilité de recharge à domicile. Commencez par le profil inverse, les navetteurs avec un point de stationnement fixe et un emplacement privé, et utilisez les dates de fin de contrat comme ordre naturel. Vous accumulez ainsi une série de basculements réussis avant d'attaquer les cas difficiles.
Étape 3. Réécrivez votre car policy et votre politique de recharge
C'est l'étape la plus souvent sautée. Votre car policy encadre la voiture, mais sans politique de recharge, le principal poste de coût reste sans règles. Votre politique de recharge doit au minimum fixer ceci : quels frais de recharge vous prenez en charge, à quel tarif vous remboursez la recharge à domicile, et qui est propriétaire de la borne domestique et ce qu'il en advient en cas de départ du collaborateur.
Ce dernier point n'est pas un détail : la loi ne le règle pas, la borne est fixée au logement de votre collaborateur, et sans accord contractuel, de préférence un droit de superficie, vous vous exposez à une discussion.
Étape 4. Choisissez votre mix de recharge : domicile, bureau, route
Déterminez, par profil de roulage, la part de l'énergie rechargée à domicile, sur site et en déplacement. Sur site, c'est votre puissance de raccordement qui détermine combien de points vous pouvez alimenter simultanément : avec le load balancing, vous répartissez dynamiquement la puissance disponible entre les véhicules connectés, ce qui est presque toujours moins cher qu'un renforcement du raccordement. C'est une décision économique, pas technique. Nous y revenons plus loin, car c'est le poste où se trouve le plus de marge. Un panorama des configurations possibles, et de la recharge intelligente sur un site d'entreprise, se trouve dans nos dossiers consacrés au sujet.
Étape 5. Raisonnez en TCO, pas en prix d'achat
Le coût total d'une voiture de société se compose de six postes : leasing ou amortissement, assurance, entretien, taxes régionales, cotisation de solidarité et énergie. Rouler à l'électrique coûte moins cher au kilomètre, mais pas automatiquement : l'entretien et, selon la Région, la taxe de circulation diminuent, tandis que l'énergie devient une variable que vous pilotez vous-même.
Intégrez explicitement deux postes souvent oubliés. La cotisation de solidarité CO2 due à l'ONSS s'élève en 2026 à 42,34 € par mois pour une voiture électrique commandée à partir du 1er juillet 2023, soit plus de 500 € par an et par véhicule. Et depuis le 1er janvier 2026, la Flandre a supprimé son exonération de taxe de mise en circulation (TMC) et de taxe de circulation pour les véhicules zéro émission, pour les nouvelles immatriculations. Les véhicules immatriculés jusqu'au 31 décembre 2025 inclus restent exonérés tant qu'ils restent immatriculés au nom du même propriétaire. Les tarifs wallons actuels se trouvent chez SPW Finances, les tarifs flamands auprès du Vlaamse Belastingdienst (l'administration fiscale flamande).
Étape 6. Accompagnez vos conducteurs les premiers mois
Les deux premiers mois déterminent l'image que votre organisation gardera du projet. Trois mesures suffisent généralement : une carte de recharge par conducteur, facturée directement à l'entreprise, une courte session sur les bonnes pratiques de recharge, et un point de contact unique en cas de problème. Ce que vous voulez éviter, c'est que les conducteurs avancent l'argent et rentrent des notes de frais. Cela leur coûte de la bonne volonté, et vous coûte la visibilité sur votre coût énergie.
La recharge est le vrai goulet d'étranglement, pas la voiture
Toutes les comparaisons entre modèles réunies pèsent moins lourd sur votre coût à cinq ans que l'endroit où vos véhicules rechargent. Le tableau ci-dessous se base sur une consommation réaliste de 17 kWh aux 100 kilomètres.
Où vos véhicules rechargent | Prix par kWh | Coût par 100 km |
À domicile, Wallonie (forfait CREG T3 2026) | 0,3783 € | 6,43 € |
Sur votre site, tarif entreprise | Votre propre contrat d'électricité | Comparable à la recharge à domicile, plus l'amortissement de votre infrastructure de recharge |
Recharge rapide publique en Belgique, moyenne de marché | 0,55 € à 0,75 € | 9,35 € à 12,75 € |
Diesel à titre de comparaison, 6,5 l/100 km | 2,2410 € par litre | 14,57 € |
Sources : CREG pour les forfaits du troisième trimestre 2026, SPF Économie pour le prix maximum officiel du diesel B7 au 26 août 2026 (2,2410 € par litre), et observation de marché pour le prix moyen de la recharge publique.
Entre la ligne la moins chère et la plus chère, il y a un facteur deux à trois. Pour une flotte de vingt véhicules parcourant chacun 30.000 kilomètres par an, cela représente plus de 33.000 € de différence par an entre la recharge exclusivement à domicile en Flandre et la recharge rapide publique exclusive à 0,65 € par kWh, sans qu'un seul kilomètre ne change. Aucun choix de modèle ne produit un tel écart. Nous avons détaillé dans un dossier séparé ce que la recharge coûte réellement en Belgique.
Il vaut donc la peine de concevoir le mix de recharge avant de commander les véhicules, car le mix détermine quels conducteurs peuvent recevoir quelle voiture. Et le tarif auquel vos conducteurs rechargent en public dépend davantage du contrat derrière leur carte de recharge que de la borne devant laquelle ils se trouvent. Une carte avec un tarif B2B négocié et une facturation directe à l'entreprise n'est donc pas un détail administratif, mais un poste de coût que vous divisez par deux d'une seule signature.
Et vos collaborateurs sans emplacement privé ?
Tous les collaborateurs n'ont pas une allée privée ou un garage. Celui qui vit en appartement ou qui loue sans emplacement propre ne peut pas recharger à domicile, et le message honnête est qu'il n'existe aucune astuce pour contourner cela. Ce qui existe, en revanche, c'est un mix qui fonctionne : recharge sur site pendant la journée de travail, complétée par de la recharge rapide publique à un point fixe de leur trajet.
La différence entre une situation viable et une situation pénible se joue dans la carte de recharge elle-même. La carte doit fonctionner sur les stations autour de leur domicile et sur leur itinéraire, et pas seulement sur un seul réseau. La facturation doit aller directement à l'entreprise, pour que votre collaborateur n'avance jamais rien. Et le tarif doit être un tarif contractuel, pas un tarif public à la borne. Celui qui règle cela avant la commande garde ces collaborateurs dans le projet. Celui qui le règle après ne les récupère plus. Plus de détails dans notre panorama de la recharge publique en Belgique.
Combien cela coûte-t-il, et quelles aides existent en 2026 ?
Sur le terrain des aides, la réponse honnête est dégrisante, et vous la lisez rarement formulée ainsi.
La déduction pour investissement thématique majorée (40 % pour les petites sociétés, 30 % pour les grandes entreprises) ne s'applique pas aux bornes de recharge ordinaires pour voitures particulières. La liste thématique pour le transport sans émission de carbone limite l'infrastructure de recharge à l'infrastructure hydrogène pour navires de mer et à l'infrastructure de recharge électrique pour poids lourds zéro émission, autobus et autocars, et navires. Les bornes destinées à vos voitures de société n'entrent donc pas dans le champ. Elles peuvent au mieux prétendre à la déduction pour investissement ordinaire de 10 %, réservée aux entreprises unipersonnelles, aux professions libérales et aux petites sociétés. Les grandes entreprises n'y ont pas droit.
Pour les investissements réalisés entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2026, une tolérance s'applique en outre : aucune attestation n'est obligatoire au moment de la déclaration, mais vous conservez un dossier de preuves.
Au niveau régional, le tableau est tout aussi maigre. En Flandre, il n'existe pas de prime directe pour les bornes ordinaires destinées aux voitures particulières, mais bien l'Ecoboostlening de PMV, un prêt de 15.000 € à 150.000 € à 3 % pour les PME et les indépendants à titre principal. Bruxelles Environnement indique explicitement qu'il n'existe actuellement aucune prime ni subside pour l'installation d'une borne de recharge, et l'appel à projets Electrify.brussels est clôturé. En Wallonie, les aides GREEN excluent explicitement les bornes de recharge.
Comptez donc sur vos fonds propres, et consacrez plutôt votre attention au poste que vous contrôlez réellement. Un chiffre pour l'illustrer : selon les tarifs de raccordement de Fluvius pour 2026, passer de 17,3 à 22,2 kVA coûte 401,96 €, alors qu'un renforcement plus lourd de 22,2 à 55,4 kVA atteint 1.429,70 €. Un nouveau raccordement en moyenne tension (1 à 26 kV) coûte 6.723,73 €, un raccordement au réseau haute tension (26 à 36 kV) 16.388,35 €, chaque fois hors TVA. S'y ajoute un droit de puissance de 27,59 € par kVA au-delà de 17,3 kVA. Ces tarifs valent pour la Flandre : à Bruxelles et en Wallonie, Sibelga, ORES et RESA appliquent leurs propres barèmes. Les gestionnaires de réseau ne publient pas de délais standard, et Fluvius indique lui-même que dans les zones saturées, un raccordement classique n'est pas possible immédiatement. C'est précisément pour cela que surdimensionner sur son propre site revient souvent plus cher qu'un mix bien pensé.
Les 5 erreurs que les gestionnaires de flotte commettent le plus souvent
Raisonner en loyer mensuel plutôt qu'en TCO. La cotisation de solidarité, les taxes régionales et l'énergie ne figurent pas dans l'offre de leasing, et ensemble elles représentent une part considérable du coût réel.
Régler le mix de recharge seulement après les voitures. Le mix détermine quel profil peut assumer quel véhicule. Faire l'inverse vous coûte une année et une partie de votre crédibilité.
Déduire le nombre de points de recharge du nombre de voitures. Ce qui compte, c'est le nombre de véhicules stationnés simultanément plus de quatre heures sur votre site, pas le nombre de véhicules dans votre flotte.
Prolonger un contrat de leasing sans connaître les conséquences fiscales. Une prolongation ou la levée d'une option d'achat fait naître une nouvelle date, et peut effacer votre pourcentage de déduction favorable.
Oublier les collaborateurs sans emplacement privé. Ce n'est pas un cas marginal mais la principale source de résistance, et la seule que vous pouvez résoudre avec un contrat.
Questions fréquentes
Comment démarrer l'électrification de mon parc de véhicules ?
Commencez par un inventaire des kilomètres, des distances journalières, des lieux de stationnement et des dates de fin de contrat. Ces quatre données déterminent quelles fonctions basculent en premier et quel mix de recharge vous avez besoin de mettre en place.
De combien de points de recharge mon entreprise a-t-elle besoin ?
Comptez le nombre de véhicules stationnés simultanément plus de quatre heures sur votre site, pas le nombre de voitures que vous possédez. Deux entreprises avec quarante véhicules peuvent avoir besoin de six ou de vingt points de recharge.
Mon entreprise doit-elle installer des bornes de recharge sur son parking ?
Depuis le 1er janvier 2025, oui, au-delà de certains seuils. La Flandre et la Wallonie partent de plus de 20 emplacements pour les bâtiments existants, Bruxelles travaille avec des pourcentages. Voyez le tableau ci-dessus.
Les voitures de société électriques sont-elles obligatoires en Belgique ?
Non. Il n'existe aucun quota. La pression est fiscale : les véhicules émetteurs de CO2 commandés à partir de 2026 ne sont plus déductibles à l'impôt des sociétés.
Combien coûte l'électrification d'un parc de véhicules ?
Cela dépend surtout de votre mix de recharge. Entre la recharge exclusivement à domicile et la recharge publique exclusive sans contrat, il y a un facteur deux à trois sur votre coût énergie aux 100 kilomètres.
Ce qu'il faut retenir
2026 est une année charnière pour deux raisons indépendantes. Sur le plan fiscal, la fenêtre de déduction à 100 % se ferme le 31 décembre, et c'est votre bon de commande qui compte, pas votre livraison : chaque commande anticipée verrouille ce pourcentage pour toute la durée du contrat. Sur le plan opérationnel, votre coût est déterminé par le mix de recharge, pas par votre choix de modèle, avec un facteur deux à trois entre le kilowattheure le moins cher et le plus cher.
Pour les fonctions à faible kilométrage, il existe d'ailleurs une alternative à la voiture de société : le budget mobilité, dans lequel seul un BEV est encore éligible depuis 2026. Ce que vous avez de mieux à faire aujourd'hui : figer l'état des lieux avec un inventaire des profils de roulage et des dates de fin de contrat, compléter votre car policy par une politique de recharge, et préparer une réponse pour les collaborateurs sans emplacement privé. Ne comptez pas sur les subsides, car pour ce type d'investissement, il n'en existe pratiquement plus en Belgique. Comptez en revanche sur le poste que vous maîtrisez entièrement. Si vous préparez un reporting ESG ou CSRD, vous aurez de toute façon besoin de la consommation par véhicule : une raison de plus pour faire remonter vos données de recharge par conducteur dès le premier jour.
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Source : Electra+, consulté le 26 août 2026.
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État des lieux au 26 août 2026. La fiscalité automobile belge et les règles régionales relatives à l'infrastructure de recharge évoluent rapidement : vérifiez les montants actuels auprès du SPF Finances et de votre administration régionale.
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