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Leasing de voiture électrique en entreprise : le guide 2026 (LOA, LLD, fiscalité)

15 juin 2026

NewsroomLeasing de voiture électrique en entreprise : le guide 2026 (LOA, LLD, fiscalité)

Leasing de voiture électrique en entreprise : le guide 2026

En entreprise, rares sont les sociétés qui achètent encore leurs voitures comptant. Le leasing, sous forme de LOA ou de LLD, s’est imposé comme le mode d’équipement par défaut, et l’électrique ne fait pas exception. En 2026, la fiscalité rend même la location d’un véhicule électrique particulièrement intéressante, à condition d’en connaître les règles et d’éviter quelques pièges, à commencer par le mythe du bonus écologique. Le point sur le fonctionnement, la fiscalité et le vrai coût d’un véhicule électrique en leasing.

Le leasing de VE en entreprise, comment ça marche ?

Le principe est simple : plutôt que d’acheter le véhicule, l’entreprise le loue contre un loyer mensuel, sur une durée définie. Elle n’immobilise pas sa trésorerie et lisse la dépense dans le temps. Surtout, les loyers sont déductibles du résultat imposable, ce qui réduit la charge fiscale. Deux formules coexistent : la location avec option d’achat (LOA), qui permet de devenir propriétaire à la fin, et la location longue durée (LLD), pensée pour rendre le véhicule et en reprendre un neuf. Le choix dépend de votre rapport à la propriété et à la gestion du parc. Dans les deux cas, le loyer englobe souvent un panier de services, entretien et assistance, ce qui simplifie le budget autant que la gestion au quotidien.

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LOA ou LLD : quelle formule pour votre flotte ?

Critère

LOA

LLD

Option d’achat

Oui, en fin de contrat

Non, restitution

Devenir propriétaire

Possible à terme

Non

Services (entretien, assurance)

En option

Souvent intégrés

Gestion du parc

Plutôt à votre charge

Déléguée au loueur

Profil idéal

Garder le véhicule

Renouveler sans gérer la revente

Tableau indicatif : les conditions exactes dépendent de chaque contrat et de chaque loueur.

Acheter ou louer son véhicule électrique : le vrai calcul

Faut-il acheter ou louer ? La question revient à chaque renouvellement. L’achat fait entrer le véhicule à l’actif de l’entreprise : il faut sortir la trésorerie, ou s’endetter, mais le bien est à vous et l’amortissement est déductible dans les mêmes limites que les loyers. Le leasing, lui, n’immobilise rien : le véhicule reste hors bilan, la dépense devient une charge régulière et prévisible, et la valeur de revente n’est plus votre problème, surtout en LLD. Sur un marché de l’électrique où les prix d’occasion bougent beaucoup, c’est un argument de poids : louer revient à transférer au loueur le risque de décote. En contrepartie, sur la très longue durée, l’achat peut s’avérer moins cher si vous gardez le véhicule de nombreuses années. Tout dépend de votre horizon et de votre trésorerie. Pour la plupart des PME, la prévisibilité du leasing l’emporte ; les grands comptes arbitrent plus volontiers au cas par cas selon leur politique d’investissement.

Quelle durée et quel kilométrage choisir ?

Un contrat de leasing se cale sur deux paramètres : la durée et le kilométrage annuel. Trop court, il coûte cher au mois ; trop long, il expose à l’usure et aux pannes hors garantie. Pour un véhicule électrique, la fourchette de trois à quatre ans reste un bon compromis, le temps de profiter de la garantie batterie. Côté kilométrage, mieux vaut viser juste : un forfait sous-estimé entraîne des pénalités à la restitution, un forfait surestimé gonfle le loyer pour rien. L’idéal est de partir des relevés réels de vos conducteurs plutôt que d’une estimation approximative. Un détail en apparence, qui peut représenter plusieurs centaines d’euros par véhicule.

La fiscalité du leasing de VE en 2026

C’est là que l’électrique prend l’avantage. La part des loyers déductible est plafonnée selon la valeur du véhicule : 30 000 € pour une électrique, contre seulement 18 300 € pour une thermique courante. Au-delà de ce plafond, la fraction de loyer correspondante n’est pas déductible, mais l’électrique part avec une marge bien plus large. Autre atout : les véhicules électriques sont exonérés de la taxe sur l’affectation des véhicules à des fins économiques, l’ancienne TVS. Enfin, côté salarié, l’avantage en nature d’un véhicule électrique de fonction profite d’un abattement de 70 % dans le calcul forfaitaire, dans la limite d’un plafond annuel (de l’ordre de 4 600 € en 2025) et sous réserve d’un score environnemental éligible, pour les véhicules mis à disposition jusqu’à fin 2027 ; au réel, l’abattement est de 50 %. L’électricité payée par l’employeur n’entre pas, elle, dans le calcul de cet avantage. Résultat : à valeur égale, un salarié disposant d’une électrique de fonction est moins imposé sur cet avantage qu’avec une thermique, un argument RH utile pour attirer ou fidéliser.

TVA : ce que vous récupérez, et ce que vous ne récupérez pas

La TVA est le point qui surprend le plus. Sur les loyers d’un véhicule de tourisme, même électrique, elle n’est pas récupérable : vous payez en TTC. Les utilitaires légers font exception, avec une TVA récupérable sur les loyers. Mais il existe un levier souvent ignoré : la TVA sur l’électricité de recharge est, elle, récupérable à 100 % pour un usage professionnel, que la recharge ait lieu sur une borne de l’entreprise ou sur une borne publique, dès lors qu’une facture est établie au nom de la société. Un avantage que le carburant n’offre pas dans les mêmes proportions.

Les aides en 2026 : attention au mythe du bonus

Beaucoup d’articles laissent croire qu’une entreprise peut encore toucher le bonus écologique. C’est faux. Depuis fin 2024, le bonus, devenu la prime « coup de pouce », est réservé aux particuliers, et les personnes morales en sont exclues. Une société ne doit donc pas bâtir son calcul sur une aide à l’achat qu’elle ne percevra pas. Ses vrais leviers sont ailleurs : la déductibilité des loyers, l’exonération de taxe et la récupération de la TVA sur la recharge. Rappelons aussi que les grandes flottes sont soumises à une obligation de verdissement des flottes, un argument de plus pour passer à l’électrique.

Le poste qu’on oublie : le coût de recharge

Quand on chiffre un leasing, on regarde le loyer, l’assurance, l’entretien, et on oublie presque toujours l’énergie. C’est une erreur, car la recharge pèse lourd dans le coût total d’un véhicule électrique, et c’est aussi là que se trouvent les économies face au carburant. Recharger au dépôt ou à domicile la nuit coûte peu ; en itinérance, tout dépend du réseau choisi. Concrètement, parcourir 100 km coûte de l’ordre de 2 à 4 € à domicile en heures creuses, contre 8 à 12 € de gazole, des ordres de grandeur à pondérer selon le réseau et l’abonnement. À l’échelle d’une flotte qui roule, l’écart se compte vite en milliers d’euros par an. Sur les bornes de recharge rapide Electra, les points de charge délivrent jusqu’à 400 kW, et la recharge démarre seule avec Autocharge, sans badge ni application. Pour les conducteurs, deux abonnements réduisent la facture :

Electra+ Essential : 1,99 €/mois sans engagement, réduction de 0,10 €/kWh sur chaque recharge du réseau Electra.

Electra+ Smart : 4,99 €/mois sans engagement, réduction de 0,20 €/kWh sur chaque recharge du réseau Electra.

Retrouvez les stations de recharge rapide Electra sur la carte, et le détail des formules sur la page abonnement Electra+.

Questions fréquentes sur le leasing de VE en entreprise

Quelle différence entre LOA et LLD ?

La LOA permet de racheter le véhicule en fin de contrat ; la LLD impose de le restituer. La LLD intègre plus souvent les services, entretien et assurance.

La TVA est-elle récupérable sur le leasing d’un VE ?

Non sur les loyers d’un véhicule de tourisme, même électrique. Oui pour un utilitaire, et oui à 100 % sur l’électricité de recharge à usage professionnel facturée à l’entreprise.

Quel est le plafond d’amortissement d’une voiture électrique ?

30 000 € pour une électrique, contre 18 300 € pour une thermique courante. Au-delà, la fraction de loyer correspondante n’est pas déductible.

Une entreprise peut-elle toucher le bonus pour un VE ?

Non. Depuis fin 2024, le bonus, devenu prime coup de pouce, est réservé aux particuliers. Les personnes morales en sont exclues.

Vaut-il mieux acheter ou louer un véhicule électrique pro ?

Le leasing préserve la trésorerie et simplifie la gestion ; l’achat peut convenir si l’entreprise veut détenir le véhicule sur le long terme. Le bon choix dépend de votre situation.

Ce qu’il faut retenir

Pour une entreprise, le leasing d’un véhicule électrique coche beaucoup de cases en 2026 : loyers déductibles avec un plafond relevé à 30 000 €, exonération de taxe, et récupération de la TVA sur la recharge. La principale erreur serait de compter sur un bonus à l’achat qui n’existe plus pour les personnes morales. Et le bon réflexe, comme toujours avec l’électrique, c’est d’intégrer le coût de recharge dans le calcul dès le départ. Ces règles fiscales évoluant souvent, validez votre situation avec votre expert-comptable ou sur impots.gouv.fr avant de vous engager. Bien préparé, le dossier électrique reste aujourd’hui l’un des plus avantageux pour une flotte d’entreprise.

Pour localiser les stations Electra et préparer la recharge de votre flotte, téléchargez l’application sur App Store ou Google Play. Et pour réduire le coût de chaque recharge, l’abonnement Electra+ Smart s’amortit vite dès que vos conducteurs roulent beaucoup.

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Rédigé par Nicolas, expert mobilité Electra

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