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Recharge véhicule électrique entreprise : obligations, coûts et solutions 2026

1 juin 2026

NewsroomRecharge véhicule électrique entreprise : obligations, coûts et solutions 2026

Recharge véhicule électrique en entreprise : tout ce qu’il faut savoir en 2026

Près de 90 % des conducteurs de véhicule électrique rechargent à domicile ou sur leur lieu de travail. C’est la donnée la plus structurante du marché. Pour le salarié en voiture de fonction électrique, savoir ce qu’il peut attendre de son employeur change la vie. Pour le décideur (DRH, DAF, gestionnaire de flotte), c’est une équation à plusieurs inconnues : obligations légales, choix techniques, modèles de facturation, fiscalité. Les réponses concrètes aux questions qui reviennent en 2026, ci-dessous.

Ce que la loi impose aux entreprises en 2026

Depuis le 1 er janvier 2025, tout bâtiment à usage tertiaire (bureaux, commerces, hôtels, etc.) dont le parking compte plus de 20 places doit comporter au moins un point de recharge en service, ainsi qu’un point accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour les bâtiments tertiaires neufs, le pré-équipement est obligatoire sur 20 % des places dès la construction, avec un point de charge supplémentaire par tranche de 20 places additionnelles. Le non-respect expose l’exploitant à une amende administrative de 7 500 € par an et par parking concerné, renouvelable tant que la mise en conformité n’est pas effective. Les copropriétés résidentielles neuves de plus de 10 places sont soumises à des obligations spécifiques de pré-câblage, moins contraignantes que le régime tertiaire.

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La loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) impose en parallèle aux entreprises gérant plus de 100 véhicules un quota de véhicules à faibles émissions dans leurs acquisitions : 20 % jusqu’à fin 2026, 40 % au 1 er janvier 2027, 70 % au 1 er janvier 2030. Sans points de charge accessibles, ces objectifs sont impossibles à tenir. La recharge en entreprise est donc devenue un sujet d’infrastructure stratégique, pas un confort.

Pour le salarié, ces obligations ne créent pas de « droit à la prise » automatique à l’image du résidentiel : l’entreprise n’est pas tenue d’ouvrir gratuitement ses bornes à tous les collaborateurs. Mais elle est tenue, à partir d’une certaine taille, de proposer une solution de recharge sur ses parkings.

Le « droit à la prise » au travail : ce que peut demander un salarié

Aucun texte n’oblige formellement l’employeur à fournir gratuitement la recharge à un salarié roulant en véhicule personnel électrique. En revanche, dès lors qu’une borne est installée sur le parking d’entreprise, son ouverture aux collaborateurs relève de la politique RH et reste très favorable du point de vue social et fiscal. Plusieurs configurations cohabitent en pratique :

  • Borne dédiée à la flotte d’entreprise : réservée aux véhicules de service et de fonction, accès par badge RFID. Le salarié en véhicule personnel n’y a pas accès.

  • Borne mixte ouverte aux salariés en véhicule personnel : usage encadré, parfois avec créneaux horaires.

  • Borne grand public sur le parking visiteurs : accessible à tous, généralement payante.

La tendance générale est à l’ouverture progressive aux salariés, parce que l’avantage en nature est exonéré (nous y revenons plus bas) et parce que la mise à disposition d’une borne devient un argument d’attractivité dans les recrutements de cadres mobiles.

Qui paie quoi : les trois grands modèles de facturation

C’est la question la plus posée. Trois modèles dominent le marché en 2026, à choisir selon la taille de la flotte et l’usage réel.

Recharge offerte par l’employeur

Le modèle le plus simple et le plus généreux. L’entreprise prend en charge la totalité du coût d’électricité, sans contrepartie pour le salarié. Compatible avec l’exonération URSSAF (cf. plus bas). Sur un parc de 20 véhicules qui rechargent une fois par semaine, le surcoût pour l’employeur reste modeste : environ 600 à 1 200 € par an et par véhicule selon le tarif de l’électricité contracté.

Facturation au kilowattheure

Le salarié paie l’électricité qu’il consomme, généralement au tarif d’achat de l’entreprise plus une éventuelle marge. C’est le modèle le plus juste pour les bornes mixtes (flotte + véhicules personnels), et il est facilité par l’usage de bornes supervisées qui mesurent précisément la consommation par session. Tarif souvent calé sur 0,15 à 0,30 €/kWh selon l’heure de recharge.

Forfait mensuel

Le salarié règle une mensualité fixe (5 à 20 €/mois selon la formule) pour accéder à la borne en illimité. Plus prévisible budgétairement, ce modèle simplifie la gestion administrative et reste apprécié dans les flottes de taille moyenne. Il s’adapte mal aux usages très intensifs (commerciaux grands rouleurs) qui peuvent dépasser largement le coût réel du forfait.

Cas particulier : la recharge à domicile d’un véhicule de fonction. Trois options se rencontrent. La note de frais (le salarié avance et se fait rembourser sur justificatif), le compteur MID dédié au véhicule (mesure certifiée, remboursement automatisé) et le forfait mensuel équivalent. Le compteur MID monte en puissance car il neutralise les arbitrages et sécurise la frontière entre dépense privée et professionnelle.

Avantage en nature : la bonne nouvelle URSSAF prolongée jusqu’en 2027

C’est le levier fiscal le plus puissant pour les entreprises qui souhaitent généraliser la recharge à leurs collaborateurs. L’URSSAF (page officielle Avantages en nature) a prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 l’exonération d’avantage en nature liée à la mise à disposition d’une borne de recharge sur le lieu de travail.

Concrètement, si un salarié recharge son véhicule (personnel ou de fonction) sur la borne de l’entreprise, l’usage personnel n’entraîne aucun avantage en nature à déclarer en cotisations sociales. Même chose pour les frais d’électricité pris en charge par l’employeur pour la recharge du véhicule de fonction : ils ne sont jamais intégrés à l’assiette des cotisations.

Si l’employeur prend en charge l’achat ou l’installation d’une borne au domicile du salarié, l’exonération joue jusqu’à 50 % des dépenses dans la limite de 1 057,10 € pour une borne de moins de 5 ans, ou 75 % dans la limite de 1 585,50 € pour une borne de plus de 5 ans. Au-delà, le surplus est considéré comme avantage en nature.

Pour le salarié, c’est zéro cotisation sur ce poste. Pour l’entreprise, c’est une charge sociale qui n’augmente pas avec la générosité de l’offre. Les deux parties sont gagnantes, jusqu’à fin 2027 au moins. Pour la mécanique complète du calcul AEN véhicule électrique, voir notre guide dédié aux avantages en nature voiture électrique.

Quelle borne pour quel usage en entreprise

Le choix technique conditionne le coût d’installation et la qualité de service. Trois grandes familles de solutions se partagent le marché, avec leur cas d’usage recommandé.

Prise renforcée : la solution d’appoint

Type Green’Up ou équivalent, environ 3,2 kW. Recharge complète d’une voiture en 8 à 12 heures. Adapté aux petits parcs qui rechargent sur de longues plages (nuit, week-end). Coût d’installation modéré (300 à 600 € pose comprise par point), mais usage très limité dès qu’il y a plusieurs véhicules à brancher.

Borne AC 7 à 22 kW : le standard pour les parkings de bureau

C’est la configuration la plus rentable pour la recharge longue durée (journée de travail). Coût d’installation entre 1 500 et 4 000 € par borne selon les travaux nécessaires et la mutualisation possible. Permet de récupérer 70 à 150 km par heure de charge, suffisant pour compenser un trajet domicile-travail moyen.

Borne DC rapide : pour les flottes en rotation

50 à 400 kW selon le modèle. Coût d’installation 15 000 à 50 000 € et plus selon la puissance et le raccordement. Adapté aux hubs de recharge pour véhicules commerciaux en déplacement, aux taxis, aux flottes VTC, ou aux entreprises avec turnover important sur leurs véhicules de service. Pour la majorité des entreprises, la solution la plus pertinente est de combiner quelques bornes AC sur le parking d’entreprise et l’accès à un réseau public de recharge rapide pour les longs trajets.

Tableau récapitulatif des solutions de recharge en entreprise

Vue d’ensemble des trois grandes familles de bornes pour aider à cadrer le choix selon l’usage prioritaire et le budget disponible.

Solution

Puissance

Coût installation/point

Recharge complète

Usage cible

Prise renforcée Green’Up

≈ 3,2 kW

300 – 600 €

8 à 12 h

Petit parc, recharge de nuit

Borne AC murale 7 à 22 kW

7 – 22 kW

1 500 – 4 000 €

3 à 8 h

Bureau, recharge journée de travail

Borne DC rapide

50 – 400 kW

15 000 – 50 000 € et +

20 à 60 min

Flotte commerciale, taxis, VTC, hub

Coûts indicatifs hors raccordement Enedis. Le programme Advenir, restreint pour les entreprises en 2026, reste actif en copropriété et pour certains projets collectifs.

5 questions à se poser avant d’équiper son parking

Le projet d’installation se prépare en amont. Cinq questions structurantes sont à trancher à trancher avant de lancer les travaux.

1. Quel usage prioritaire ? Recharge longue durée pour la flotte interne, recharge ouverte aux salariés, hub rapide pour visiteurs, ou combinaison ?

2. Quelle puissance disponible sur le compteur ? L’installation peut nécessiter un upgrade de l’abonnement Enedis, à anticiper plusieurs mois à l’avance.

3. Quel modèle de facturation ? Gratuit, au kWh, ou forfait ? La réponse détermine le choix d’une borne supervisée (avec gestion de l’énergie et facturation automatique) ou simple.

4. Quelle supervision et quelle maintenance ? Une borne sans contrat de supervision finit souvent par tomber en panne sans que personne ne s’en rende compte avant qu’un salarié remonte le problème.

5. Quelles aides mobiliser ? Le programme Advenir a été restreint pour les entreprises en 2026, mais reste actif en copropriété et pour certains projets collectifs. Les aides régionales peuvent compléter le financement. Une étude amont permet d’identifier les bons interlocuteurs.

Recharger une flotte sur le réseau Electra

Pour les véhicules en déplacement (commerciaux, livreurs, techniciens), la borne installée au siège ne suffit pas. Le réseau public devient alors le complément naturel. Nos stations de recharge rapide Electra proposent plus de 4 000 points de charge ultra-rapide jusqu’à 400 kW, majoritairement installés dans des zones commerciales accessibles en quelques minutes des grands axes. Avec l’application Electra, le tarif standard varie de 0,39 à 0,61 € TTC le kilowattheure selon l’affluence (à partir de 0,61 € sans l’application).

Pour les flottes qui rechargent régulièrement sur autoroute ou en zone commerciale, deux abonnements sans engagement réduisent significativement le coût :

Electra+ Essential : 1,99 €/mois sans engagement, réduction de 0,10 €/kWh sur chaque recharge du réseau Electra.

Electra+ Smart : 4,99 €/mois sans engagement, réduction de 0,20 €/kWh sur chaque recharge du réseau Electra.

Téléchargez l’application Electra avec le code PLUS2 pour bénéficier du premier mois d’abonnement Electra+ offert. Le détail des tarifs de recharge Electra est disponible sur notre page officielle. Pour les flottes B2B, Electra propose également des offres business dédiées et des bornes de recharge rapide directement accessibles via l’application.

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Rédigé par Nicolas, expert mobilité Electra

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