Fiscalité voiture électrique entreprise 2026 : tous les avantages
4 mai 2026
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Fiscalité voiture électrique entreprise 2026 : le guide complet pour optimiser votre flotte
Bouclier face au malus, exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2, plafond d’amortissement majoré, TVA récupérable à 100 % sur la recharge, abattement de 70 % sur l’avantage en nature, aides ciblées pour les utilitaires : en 2026, la fiscalité de la voiture électrique en entreprise reste l’un des leviers d’optimisation les plus puissants offerts aux flottes. Pendant que les véhicules thermiques et les hybrides rechargeables voient leurs avantages se réduire, le 100 % électrique cumule économies fiscales, conformité à la loi LOM et bénéfices RSE. Ce guide passe en revue chaque dispositif, chiffres officiels à l’appui.
L'électrique, bouclier fiscal de l'entreprise en 2026
Premier avantage à retenir : les véhicules 100 % électriques échappent à la quasi-totalité des taxes qui pèsent sur les flottes thermiques. C’est l’atout numéro un pour piloter le coût total d’une flotte d’entreprise et lisser les coûts annuels, que les voitures soient en achat ou en location longue durée.
Exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 (ex-TVS)
La TVS a été remplacée par deux taxes annuelles dites « sur l’affectation des véhicules à des fins économiques » : la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. Selon le ministère de l’Économie, les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité sont exonérés de la composante polluants et, en pratique, échappent à la composante CO2 lorsque leurs émissions sont inférieures ou égales à 60 g de CO2/km. Pour un parc thermique émettant 130 g CO2/km en moyenne, le passage à l’électrique peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros d’économies annuelles.
Pour aller plus loin, consultez notre dossier TVS voiture électrique.
Immunité face au malus poids et au malus CO2
Le malus écologique au poids s’applique en 2026 dès 1 500 kg pour les véhicules thermiques. Le cumul du malus masse et du malus CO2 est plafonné au montant maximum du malus CO2, fixé à 80 000 € en 2026 selon le ministère de l’Économie. Les voitures 100 % électriques bénéficient d’une exonération totale, ce qui peut représenter un écart de plusieurs milliers d’euros à l’achat. Les hybrides rechargeables ne profitent plus que d’abattements partiels.
Le plafond d'amortissement majoré pour les véhicules électriques
Pour un véhicule de tourisme inscrit à l’actif, l’amortissement comptable n’est déductible que dans la limite fixée par l’article 39, 4 du CGI. Selon le BOFiP, ce plafond varie en 2026 selon les émissions du véhicule :
30 000 € pour les véhicules émettant moins de 20 g CO2/km (voitures 100 % électriques).
20 300 € pour les véhicules émettant entre 20 et 49 g CO2/km (hybrides rechargeables performants).
18 300 € pour les véhicules émettant entre 50 et 130 g CO2/km.
9 900 € pour les véhicules émettant plus de 130 g CO2/km.
Concrètement, pour un véhicule électrique acheté 45 000 €, l’entreprise peut amortir 30 000 € contre 18 300 € pour son équivalent thermique. L’économie d’impôt sur la durée d’amortissement, à 25 % d’IS, atteint près de 3 000 € par véhicule. Les batteries facturées séparément sont amortissables hors plafond, ce qui amplifie le gain sur les modèles haut de gamme.
TVA récupérable à 100 % sur la recharge
Contrairement à l’essence, dont la TVA reste partiellement non déductible, l’électricité destinée à recharger les véhicules de société donne droit à 100 % de récupération de TVA (BOFiP, BOI-TVA-DED-30-30-20). La règle s’applique en station publique, au bureau ou au domicile du salarié, dès lors qu’une facture professionnelle est fournie.
Sur les axes routiers et en zone urbaine, vos collaborateurs peuvent recharger sur nos bornes de recharge rapide Electra qui délivrent jusqu’à 400 kW par point de charge. La facturation pro centralisée simplifie la gestion comptable, avec une facture mensuelle détaillée par véhicule.
Avantage en nature : l'abattement de 70 %, un super-pouvoir RH
Quand un salarié dispose d’un véhicule de fonction qu’il peut utiliser à titre privé, l’employeur doit calculer un avantage en nature soumis à cotisations et imposable à l’IR. L’arrêté du 25 février 2025 et les barèmes URSSAF 2026 prévoient un régime de faveur exceptionnel pour bénéficier de l’électrique.
Pour les véhicules mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2025 fonctionnant exclusivement à l’énergie électrique et respectant un score environnemental minimum (liste éco-score ADEME), le montant de l’avantage en nature évalué au forfait bénéficie d’un abattement de 70 % dans la limite de 4 582 € par an. Pour les véhicules attribués à partir du 1er janvier 2026 selon les barèmes URSSAF en vigueur, cette limite annuelle est portée à 4 641,60 €. Le dispositif reste applicable jusqu’au 31 décembre 2027.
Avantage supplémentaire : lorsque l’employeur prend en charge les frais d’électricité de recharge, ces frais ne sont pas réintégrés dans la base de calcul de l’avantage en nature. Pour un cadre commercial, c’est un levier de fidélisation puissant. Selon les barèmes en vigueur, à vérifier sur urssaf.fr, ces conditions s’appliquent aussi à la borne installée au domicile du salarié.
La fin progressive des avantages des hybrides rechargeables
Longtemps présentés comme la solution de transition, les véhicules hybrides rechargeables perdent en 2026 une grande partie de leurs privilèges fiscaux. Selon le ministère de l’Économie, les exonérations de malus masse et de taxe annuelle sur les émissions de CO2 pour les hybrides ont été supprimées, avec seulement des abattements partiels conservés pour les modèles rechargeables et ceux qui utilisent du superéthanol E85.
Côté plafond d’amortissement, les hybrides rechargeables émettant moins de 50 g CO2/km restent à 20 300 €, soit 9 700 € de moins que les électriques. Sur l’avantage en nature, l’abattement de 70 % est réservé aux 100 % électriques : les hybrides rechargeables relèvent du barème classique. Pour un gestionnaire de flotte, le calcul fiscal penche désormais nettement en faveur de l’électrique.
Loi LOM : anticiper les obligations de verdissement
La loi d’orientation des mobilités impose à toute entreprise gérant plus de 100 véhicules légers (PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes) une obligation annuelle de verdissement. Lors du renouvellement de la flotte, une part minimale de véhicules à faibles émissions (moins de 50 g CO2/km) doit être atteinte chaque année, avec une déclaration obligatoire au 30 septembre. Selon le ministère de la Transition écologique, le calendrier prévoit 70 % de véhicules à très faibles émissions dans les renouvellements en 2030.
Pour 2026, le quota applicable est fixé par décret et publié sur ecologie.gouv.fr. Les entreprises qui retardent leur transition s’exposent à des quotas plus élevés sur des cycles plus courts. Plus le passage à l’électrique est anticipé, plus la transition s’étale sur plusieurs exercices comptables et plus elle est lissée financièrement.
Pour structurer la démarche, lisez notre dossier optimisation de flotte automobile et notre guide empreinte carbone d’une flotte.
Tableau récapitulatif : VE vs thermique en 2026
Levier fiscal 2026 | Voiture 100 % électrique | Voiture thermique |
Taxe annuelle CO2 (ex-TVS) | Exonération | Due selon émissions |
Taxe annuelle polluants atmosphériques | Exonération | Due |
Malus CO2 et malus poids à l’achat | Exonération | Jusqu’à 80 000 € cumulés |
Plafond d’amortissement | 30 000 € | 9 900 à 18 300 € |
TVA sur la recharge ou le carburant | 100 % récupérable | Essence non récupérable, gazole 80 % |
Avantage en nature (forfait) | Abattement 70 % jusqu’à 4 582 ou 4 641,60 €/an | Pas d’abattement |
Accès aux ZFE | Libre (Crit’Air zéro émission) | Restrictions croissantes |
Source : ministère de l’Économie, BOFiP, URSSAF, ministère de la Transition écologique, données consolidées avril 2026.
Aides à l'achat et à l'installation : ce qu'il reste en 2026
Le bonus écologique pour l’achat de voitures particulières neuves par les personnes morales a été supprimé par le décret n° 2024-102 du 12 février 2024. La prime reste accessible aux entreprises pour les véhicules utilitaires légers électriques, sous conditions définies sur economie.gouv.fr. Côté infrastructure, le programme Advenir continue de financer l’installation de bornes pour les poids lourds, autocars et copropriétés, selon les barèmes en vigueur sur advenir.mobi. Les aides pour les bornes dédiées aux flottes et aux salariés sur parking privé ont en revanche été clôturées en 2023.
Optimiser la recharge avec Electra : les options pour les pros
Sur le réseau Electra, le tarif standard dans l’application varie entre 0,39 et 0,61 € TTC/kWh selon l’affluence. Deux formules d’abonnement permettent d’optimiser le coût pour les usages professionnels et de récupérer 100 % de la TVA sur chaque session :
Electra+ Essential : 1,99 €/mois sans engagement, et économisez 0.10€/kWh sur chaque recharge sur le réseau Electra.
Electra+ Smart : 4,99 €/mois sans engagement, et économisez 0.20€/kWh sur chaque recharge sur le réseau Electra.
L’abonnement Smart donne aussi accès à un tarif préférentiel de 0,49 €/kWh sur les réseaux partenaires Atlante, Fastned et Ionity. Retrouvez le détail des tarifs Electra sur notre page dédiée. Pour visualiser les implantations, la carte des stations Electra est mise à jour en temps réel.
Questions fréquentes sur la fiscalité voiture électrique entreprise 2026
Quel est le plafond d'amortissement d'une voiture électrique en 2026 ?
Pour une voiture 100 % électrique émettant moins de 20 g CO2/km, le plafond d’amortissement déductible fiscalement est de 30 000 € en 2026, contre 18 300 € pour un thermique standard. La batterie facturée séparément peut être amortie hors plafond.
Comment se calcule l'avantage en nature d'une voiture électrique de fonction ?
Pour les véhicules 100 % électriques éligibles à la liste éco-score ADEME mis à disposition à partir du 1er février 2025, l’avantage en nature évalué au forfait bénéficie d’un abattement de 70 %. Le plafond annuel est fixé à 4 582 € pour les véhicules attribués entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2025, et à 4 641,60 € pour ceux attribués à partir du 1er janvier 2026 (barèmes URSSAF en vigueur). Les frais d’électricité pris en charge par l’employeur ne sont pas inclus dans la base de calcul.
Une entreprise peut-elle récupérer la TVA sur ses bornes de recharge ?
Oui, une entreprise soumise au régime réel de TVA peut récupérer 100 % de la TVA sur l’électricité utilisée pour recharger ses véhicules et sur l’installation de bornes en site professionnel, dès lors que les factures sont conformes. À vérifier sur impots.gouv.fr selon votre régime de TVA.
Les utilitaires électriques peuvent-ils encore bénéficier du bonus ?
Oui. Contrairement aux voitures particulières, les utilitaires légers électriques restent éligibles au bonus écologique pour les personnes morales, dans les conditions précisées sur economie.gouv.fr. Selon les barèmes en vigueur, à vérifier avant tout dépôt de dossier.
Ce qu'il faut retenir
En 2026, la fiscalité de la voiture électrique en entreprise demeure un puissant levier d’optimisation : exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2, immunité face au malus poids, plafond d’amortissement à 30 000 €, TVA à 100 % récupérable sur la recharge et abattement de 70 % sur l’avantage en nature. Les hybrides rechargeables perdent leurs privilèges : le 100 % électrique reste le seul choix pleinement aligné avec la loi LOM et la trajectoire bas carbone. Anticiper la transition, c’est lisser les coûts, sécuriser sa conformité et offrir un avantage RH attractif aux collaborateurs.
Pour localiser les stations Electra proches de chez vous, téléchargez l’application sur App Store ou Google Play. Avec le code PLUS2, le premier mois d’abonnement Electra+ est offert.
Rédigé par Nicolas, expert mobilité Electra
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